dimanche 2 octobre 2011

#5 : Syndrome Diane Fossey

La semaine dernière je m'interrogeais quand au syndrome Diane Fossey, qui consiste par mimétisme de la population observée, à réagir de plus en plus comme la dite population. Je me posais des question sur mon attitude au quotidien. Cette semaine j'ai eu la preuve que je ne suis en rien en train de plonger dans les déviances des utilisateurs des transports en commun.

Pourquoi ? Qu'est ce qui peut me permettre  d'en être aussi sure ? Deux petites anecdotes, enfin "petites", avec le recul oui petites mais sur le moment les deux m'ont touchée.

Début de semaine, on devait être lundi ou mardi, mardi oui on était mardi. J'arrive à la gare très tôt, non mais vraiment outrageusement tôt.. Le train est généralement déjà à quai, et là rien. Dix minutes se passent, l'heure du départ arrive et la voix mélodieuse SeuNeuCeuFeu nous annonce la mise en place du train suivant sur le même quai. Un train arrive, et je me demande à voix haute si c'est le train initial qui se met en place ou le train suivant. Mon "voisin" de quai me répond assez sèchement "Je n'en sais rien". Je le regarde et je me dis qu'il pensait que je lui parlais, bref. Un troupeau de personne s'amoncelle vers le train qui venait d'arriver, pour faire demi tour. Toujours pour moi même je me dis "ah c'est le second train". Et la l'énergumène qui se trouvait à coté de moi me réponds "MAIS JE N'EN SAIS RIEN" en me hurlant dessus. Je lui dis de ce calmer , qu'il n'a :

1- pas à me parler comme ça
2- je ne lui parlais même pas.

Il continue sur sa lancée en balançant de charmants noms d'oiseaux, en me disant que je lui casse les bonbons tout en me hurlant dessus. Je suis restée sciée (car pas réveillée), lui ai répondu qu'il fallait qu'il arrête le LSD dès le matin car ça ne lui réussit pas. Sur ces entre faits, le contrôleur qui était juste derrière nous, le remet méchamment à sa place tout en restant très poli et très calme. L'énergumène ne se calme pas et du coup le contrôleur ne l'accepte pas dans son train et lui dit de prendre le suivant.


La seconde anecdote s'est déroulée vendredi en fin d'après-midi. Jusqu'à présent je n'avais jamais vraiment pris de train bondé à ce point là. Ce vendredi je me trouve une place, côté couloir. Le wagon se remplit doucement, jusqu'au moment ou la dernière place assise se trouve a côté de moi. Les gens me fixe, regarde la place et me dépasse. Oui je suis rondouillette, et alors ? Ce n'est pas une maladie, je ne suis pas contagieuse, je ne vais pas m'étaler sur vous. Je me suis amusée à compter le nombre de personnes qui n'ont pas voulu me demander si ils pouvaient s'asseoir. 65 personnes sont passées, m'ont dévisagée, ont fait des commentaires plus ou moins odieux. Le train est parti, et là une jeune femme entre 20 et 25 ans passe devant tout les gens qui préféraient rester debout que de prendre la place à mes côtés, m'a demandée si elle pouvait s'asseoir. Je me suis mise contre la fenêtre et elle a pris la place côté couloir.


Forte de ces deux anecdotes, je me demande vraiment si l'abus de transport en commun est proportionnellement lié à la perte d'humanité des sujets étudiés. Quand je vois comment les usagers traitent les contrôleurs. Rien que "Bonjour" ou "merci" doivent être des mots trop complexes dans le vocabulaires des sujets étudiés car ils ne sont que très très rarement utilisés. Par contre, l'inhumanité. l'individualisme, l'agressivité sont des notions de bases retrouvées quotidiennement depuis mon retour à l'utilisation de ces dits transports.

Cela me conforte dans l'idée que je ne suis pas atteinte du syndrome Gorille dans la Brume, et que je ferais tout pour ne pas l'être.

Paix et Félicité

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